Association des Amis de Bodiffé
Faire passer d'agréables moments aux patients
Dessin, sculpture, création de bijoux
Une exposition à quatre mains

Isabelle Andrieux, sculpteur et dessinatrice ; Gérard Bagniard, peintre et dessinateur ; Elisabeth Cellier, créatrice
de bijoux et Andréa Lepage, dessinatrice (absente de la photo)







Trois artistes ont exposé leurs oeuvres au Centre de rééducation
fonctionnelle de Bodiffé, à découvrir jusqu’au 6 juin.
Gérard Bagniard, peintre et dessinateur, réside près de Rochefort-en-Terre.
Issu d’une famille d’artistes, sa grand-mère chantait à l’opéra,
son grand-père faisait du théâtre, et son père est peintre amateur,
Gérard va prendre sérieusement le crayon dès l’adolescence.
Autodidacte, Gérard va ensuite s’essayer à la peinture acrylique au couteau,
puis au pastel sec pour croquer des animaux sauvages,
des paysages et des portraits. « Le dessin a toujours été une passion.
J’aime la précision du pastel pour le détail, les yeux, l’expression.
Je me rapproche au plus près du réel, afin de traduire mon coup de coeur.
Apprendre à regarder ce qui nous entoure est déjà un grand bonheur ».
« Essayez, l’art n’a pas d’âge »
Isabelle Andrieux habite la petite commune de Limerzel.
« Depuis toute petite, l’envie de dessiner m’a toujours habité.
Cela m’a conduit au modelage à l’adolescence.
Autodidacte, je prends des cours de sculpture à Péaule
avec l’association Peblé Gabela depuis trois ans.
Je suis passionnée par l’art du toucher, du volume.
J’utilise un bloc de terre que je travaille avec des mirettes
et des ébauchoirs. Mon moment préféré est la finition
car je termine la sculpture avec mes mains. J’aime cette sensation de douceur
avant que la terre ne sèche. J’exerce ce loisir chez moi, dans un petit atelier.
J’entends souvent des personnes me dire :
qu’est-ce que j’aimerais faire comme vous.
Je leur réponds : essayez, l’art n’a pas d’âge, et il n’est jamais trop tard ».
Bluffant !
Élisabeth Cellier, créatrice de bijoux, est médecin généraliste en campagne
sur les bords de La Vilaine.Depuis quatre ans, elle est devenue,
dans le cadre de ses loisirs, créatrice de bijoux.
Elle a détourné les objets et outils de son métier, de la pince Kocher
aux ciseaux chirurgicaux, pour réaliser ses créations :
« Mon travail est un voyage de la pâte polymère à la capsule café.
J’utilise la simplicité de base des matériaux que je détourne
pour leur donner une seconde vie plus belle ».
Les parures d’Elisabeth sont bluffantes : légèreté, couleurs,
formes harmonieuses, les matériaux de bases, avec des attaches
sans nickel sur du coton intissé, s’effacent devant la beauté de la réalisation.
Les parures d’Elisabeth sont exposées à l’Espace Michelle Rigault,
dans la salle d’animation.
Article d'Evelyne de Cellès, correspondante au Courrier Indépendant
et secrétaire de l'association
